Accueil­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Tragédie théatrale (Réservé à William :D)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Rose Stuart



Nombre de messages: 51
Age: 19
Date d'inscription: 03/10/2006

MessageSujet: Tragédie théatrale (Réservé à William :D)   Mar 24 Oct - 17:37

Assise au balcon des invités de marque, la douceur colombe qu'était Rose regardait avec interêt le premier acte de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Oh, bien sûr, pas de quoi se réjouir; C'était encore des hommes qui y tenaient les premiers rôles normalement féminins. Mais peu importait, car ce soir, une lumière s'était à nouveau éteinte dans le coeur et les yeux de la Lady.

Une longue robe d'une blancheur aussi immaculée que son innocence se glissait savament sur ses courbes, repartant en voleur volage dès ses hanches pour onduler autour d'elle comme une fleur de printemps ouverte. A quelques endroits stratégiques, tels que sa taille, le bas de sa robe et le bout de ses manches, étaient ornés d'un doré ramenant à la soie tendre de sa longue chevelure, laissée cascadante dans son dos, telle de la soie brillante et soyeuse, pour l'occasion.

Ses petites lèvres roses étaient entrouvertes dans sa concentration sur les paroles des acteurs et les jointures de ses mains blanchissaient à force de serrer la rembarde face à elle. Fascinée, émerveillée, elle avait sa façon à elle de se tenir, un peu comme si elle avait été une déesse en train d'admirer ses propres enfants... Il n'y avait donc aucun étonnement à savoir qu'elle descendait elle-même du dernier Tsar.

Un retournement de situation sur scène eut le don de réveiller une nouvelle réaction chez elle, un très léger fronçement de sourcil ainsi qu'un recul évident de tout son buste. Perdue dans l'histoire, elle semblait vraiment la vivre comme peu de gens semblaient le faire... Mais après tout, elle connaissait cette pièce pour s'être mainte fois amusée, par le passé, à tenter de la jouer avec des amies.

C'est peut-être d'ailleurs ce qui explique le fait que peu de temps après, les lèvres de la jeune fille se mirent à bouger en même temps que celles des acteurs, chuchotant d'une voix douce et pleine d'émotion des paroles qui au fond n'était que malheur et tristesse dans cette histoire... Encore une qui se finissait mal. De celles qui traversaient les siècles.

- Et si vous saviez, doux jeune homme... Comme je désire rester auprès de vous. Mais cela, vous l'ignorez, alors que vous savez au contraire que notre amour ne sera jamais possible... Car de deux familles résolument en conflits, ce ne serait que la mort pour l'un ou pour l'autre qui serait cruellement choisie sur la roue du destin...

Douleur poignante, yeux brillants de larmes. Un peu comme si la personne qui répétait ces paroles y croyaient plus et les vivaient plus que l'acteur qui avait été choisit pour jouer... Mais bien heureusement pour la belle qu'elle chuchotait, même si au pire ses voisins pouvaient vaguement l'entendre...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William Treevors



Nombre de messages: 39
Age: 22
Date d'inscription: 09/10/2006

MessageSujet: Re: Tragédie théatrale (Réservé à William :D)   Mer 25 Oct - 9:40

C'était la dernière représentation de la pièce. William Treevors, comme à son habitude, avait quitté son siège, situé à l'arrière du balcon des invités d'honneur, pour se rendre dans les coulisses, sur un endroit qui lui était réservé. Il était un peu en hauteur, derrière la scène. A cet endroit, le décors était percé de deux trous minuscules, invisibles par le public, mais qui permettaient à William d'observer toute la salle grâce à un astucieux jeu de lentilles.

Il se tenait donc debout, là, à observer l'enthousiasme, l'émotion et le ressenti des spectateurs. Il aimait cette place. Il avait appris avec son père à distinguer directement les signes d'ennui chez son public. Et là, peu de personnes présentes dans la salle s'ennuyaient. Tout le monde semblait aimer la pièce à sa façon.

Directement devant la scène, le bas peuple, qui regardait la pièce debout.
Les hommes souriaient béatement devant de débit de paroles des acteurs. Ils lancaient à chaque phrase où l'amour résonnait doucement un regard coquin à leur dame, ou à de jeunes demoiselles, qui leur répondaient en clins d'oeil et en baisers imaginaires lancés dans les airs.

Chez les personnes plus nobles, les bourgeois, riches marchands et barons de province, les sourires étaient également présents. Plusieurs dames avaient un mouchoir blanc à la main et s'en frottaient délicatement les yeux, où perlaient quelques larmes.

C'était la dernière représentation, mais c'était certainement la meilleure de toutes. Le jeu des acteurs était remarquable, bien qu'il manquait quelque chose...Ce n'était pas lui qui avait mis en scène la pièce. Voilà déjà plusieurs mois qu'on la jouait au théâtre, et c'est son père, aujourd'hui décédé, qui l'avait mise sur pied. Il manquait quelque chose, la touche de fantaisie que William aimait tant retrouver dans les pièces.

Son regard se tourna alors vers le balcon des invités d'honneur, là où il était assis il y a quelques instants. Son regard se posé directement sur elle. Si pure, si belle... Un souffle d'innocence mutine balayant tout son être.

Ca faisait plusieurs fois qu'il voyait cette beauté pure venir assister à une pièce dans le théâtre. Et à chaque fois, elle semblait entrer dans la pièce comme si elle en faisait partie, comme si c'était sa propre vie qu'on jouait sur scène. Bien qu'il l'avait déjà vue plusieurs fois, jamais il ne lui avait adressé la parole. Elle était trop belle, et il était trop timide... Il ne connaissait même pas son nom.

Il l'avait également apperçue plusieurs fois à la cour du Roi, mais l'avait toujours évitée, restant près de son père et de ses collaborateurs. Toujours il se souvint de ce soir, où il était parti sur un balcon de palais pour respirer la douce bise de la nuit sur ses joues. Cette fois là, leurs regards s'étaient croisés, juste une seconde. Et depuis ce moment, il ne parvient pas à oublier cette image...

La représentation touchait à sa fin et le public applaudit à tout rompre, faisant revenir les acteurs sur scène par trois fois. C'était la dernière représentation de la pièce, et dès le lendemain, il fallait commencer à en monter une autre. Le théâtre était un art sans répis. Et c'est pour ça que William l'aimait. Toujours améliorer, toujours changer, incarner des personnages différents, partir pour toucher l'imaginaire des gens.

Il fut appelé sur scène aussi, pour le salut final. Il quitta son poste d'observation et vint se placer au milieu de la ligne d'acteurs, sur scène, saluant généreusement le public. Il ne pouvait quitter des yeux la douce beauté qui avait enflammé son coeur...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Stuart



Nombre de messages: 51
Age: 19
Date d'inscription: 03/10/2006

MessageSujet: Re: Tragédie théatrale (Réservé à William :D)   Mer 25 Oct - 13:36

Il était rare que Rose ne connaisse pas une pièce de théatre d'un bout à l'autre de son histoire; Comment en aurait-il été autrement ? Avec des parents tels que les siens, qui défendaient si ardement le droit des femmes sur scène, elle se devait donc de s'interesser à tout cela. Et quoi de mieux pour eux que de l'avoir initiée très tôt au jeu même du théatre ?

Car il était un fait, elle se retrouvait plus que douée dans les divers rôles qu'elle avait interpreté, dans la chaleur secrète du salon des Stuart. L'histoire qu'elle jouait, qu'elle regardait, qu'elle écoutait... Son âme s'appropriait tout les détails. Jusqu'à ce qu'elle devienne elle-même son personnage, sans plus une trace de sa propre personne.

Et c'était donc à peu de chose près ce qu'il se passait à l'heure actuelle, la détournant de tout ce qui pouvait se passer autour d'elle... Bien que ce fait ne soit pas si éloignée de la réalité de sa vie habituelle. Puis lentement, la trame prit fin, la tragédie arriva... Et les lourds rideaux de velours rouge retombèrent, cachant définitivement les personnages au profit du retour des acteurs.

Un léger sourire et la douce créature se laissa reglisser sur la chaise à dossier haut, fermant doucement les yeux en glissant sa main à ses côtés. En effet, comme toutes dames à cette époque, un petit éventail de tissus très travaillé était posé à ses côtés. Et pour bien confirmer la chose, ses doigts s'étaient glissés habilement dessus pour qu'elle se retrouve à l'agiter devant son visage pâle et angélique, récupérant de l'effet que l'histoire avait eut sur elle.

Puis, lorsqu'elle réouvrit ses magnifiques yeux d'argent, ce fut pour les poser sur ceux d'un bleu incroyable qui semblaient la fixer, même de si loin. Un jeune homme plutôt charmant, debout sur la scène, entouré des acteurs... Un instant, autant que ses yeux s'écarquillèrent, ses lèvres apétissantes formèrent une petite moue d'étonnement.

Qui fut vite remplacée par un sourire. William Treevors, cousin de la famille Taylor, qui venait d'hériter du théatre il y avait peu par la mort de son père... Rien d'étonnant à ce qu'il fut là, alors. D'ailleurs, à y repenser, elle l'avait déjà vu bien des fois... Souvent à la cours, pour dire la vérité, même si elle n'avait jamais osé s'approcher de lui.

Elle baissa légèrement la tête, relevant avec grâce la main qui tenait l'éventail. Une façon comme une autre de le saluer; car même si la belle savait que cette pièce avait été mise en scène par son père, sans lui, jamais elle n'aurait vu le jour ici. Car après la mort de son père, il aurait très bien put abandonner le théatre...

Puis pour suivre la foule, elle se releva lentement pour joindre ses mains en un applaudissement discret mais toutefois bienvenu, autant pour les comédiens que pour celui qu'elle applaudissait réellement.

Lui en bas, elle en haut... Que penser de cette situation ? Après tout, elle ne pouvait avoir l'audace d'aller le trouver, encore moins dans les coulisses ou il irait probablement après... Ainsi donc, à peine aperçu, devait-elle le quitter si tôt ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William Treevors



Nombre de messages: 39
Age: 22
Date d'inscription: 09/10/2006

MessageSujet: Re: Tragédie théatrale (Réservé à William :D)   Jeu 26 Oct - 8:10

William l'observait. Au début, il crut que la pièce ne lui avait pas plue. Elle n'avait pas applaudit, et avait fermé les yeux, ses yeux troublants qui remuait l'âme de celui qu'elle regardait. Puis, elle les rouvrit, ses yeux cristallins, ce regard pur qui avait appris dès son plus jeune âge à admirer l'art... Ce regard froid, venu des steppes lointaines de l'Est...Et pourtant empli de la chaleur intérieure que cette jeune femme imposait.

William vit donc ce regard splendide se poser sur lui, et il sentit une chaleur lui monter aux joues. Il rougissait sensiblement sur scène, ce qui ne lui était plus arrivé depuis bien longtemps...

Il tenta de décrocher son regard de celui de la jeune demoiselle , mais il n'y parvint pas... Il était littéralement accroché à la beauté de Rose Stuart. Il se laissa porter par les applaudissement des spectateurs, comme volant jusqu'à la demoiselle. Il ferma les yeux pour garder au plus profond de lui cette image. Elle lui avait sourit. Il encra dans son âme ce moment.

Au bout de quelques secondes, William leva les bras au ciel pour demander le silence. Les applaudissements se turent, impatient d'avoir un "plus" à la pièce, un discour de fin. William s'avanca au devant de la scène et s'adressa au public d'une voix claire et grave, qu'on lui avait appris à maîtriser par des cours assidus de théâtre.

"Cher public, gens de la Cour, comptesses et comptes, baronnes et barons, Duchesses et Ducs, citoyens de Londres ou d'ailleurs. Je ne saurais vous exprimer assez de gratitude pour votre présence ici. Si ce théâtre existe, s'il continue à marcher, à répandre son art, c'est, bien sûr, grâces aux auteurs, aux metteurs en scène et aux acteurs, qui font admirablement leur travail, mais c'es aussi, et surtout grâce à vous, public dévoué à l'art et aux belles choses. Je vous remercie donc de tout coeur d'avoir aimé être ici ce soir. J'espère vous revoir tous, aussi enthousiastes et admiratifs, lors de notre prochaine pièce en ces murs."

Les applaudissements reprirent, et les gens commencèrent à quitter la salle. Les portes n'étaient pas les même pour le peuple et les nobles et bourgeois. William quitta la salle en jetant un dernier regard sur Rose.

Il alla s'installer près des portes de sortie du balcon des invités d'honneur, recevant félicitation et mots de remerciement des personnes qu'ils connaissaient de la Cour, échangeant de vigoureuses et amicales poignées de mains avec certains...Il l'attendait, et ne la voyait pas venir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Stuart



Nombre de messages: 51
Age: 19
Date d'inscription: 03/10/2006

MessageSujet: Re: Tragédie théatrale (Réservé à William :D)   Dim 29 Oct - 20:20

[Je vais écrire un tout petit poste histoire de pas tout bloquer :P Et puis parce que je suis en manque d'écriture ^-^ Désolée si jamais c'est nul, faute de temps... Au pire j'arrangerais le poste à mon retour si il ne te convient pas ^-^]

Pendant un court instant, debout parmi les gens de la loge, le regard plongé dans la limpidité cristalline de celui du jeune homme, la jeune princesse (en tant que comtesse blonde, à cette époque, tel était son titre) ne sut si elle devait rire ou pleurer. Rire par plaisir de cette soirée, pleurer car elle devait se détourner de ce regard. Dur choix pour une demoiselle en perdition totale, comme une âme errante sur une plaine enneigée à la recherche de son tendre aimé...

Mais le temps qu'elle se décide, gardant malgré elle son apparente froideur qui avait enflammé plus d'un coeur, la voix de William Treevors s'éleva dans la salle, dans le silence retombé et curieux de tout ce beau monde. Un simple discours, tout comme ceux que l'on pouvait entendre à la fin de chaque spectable, mais qui semblait toujours éclairer tous les coeurs et raviver la flamme que la fin de spectacle avait soufflé.

Et suivit le choeur joyeux des aplaudissements, des quelques sifflements discrets du bas peuple, de la réjouissance du beau monde mélangé aux gens plus simples et plus purs, restés en dehors des complots sinistres de la cour. Puis lentement, comme un regret, comme une vague de brume qui se retire haut dans les montagnes un matin d'été, chaque personne s'appliqua à sortir en petits groupes serrés, jouant de mots fins et cultivés pour commenter ce qu'ils avaient aimés comme détesté.

Alors, de pas lourds à son coeur mais qui semblaient toujours aussi gracieux qu'une dame blanche dans la lande infinie d'Ecosse, la douce jeune fille se retourna. Détacha son regard de la seule chose qui lui avait réellement offert le sourire ce soir. Retournée, certe... Mais ses pieds semblaient comme figés par la fatigue.

Fatigue qui n'était guidée que par sa tristesse, chaque jour de plus en plus lourde... Une chape de plomb sur son existance. C'est pour dire comme cette dernière était terne, derrière les facades de soieries dorées et d'éventails colorés. Et d'ailleurs...

A nouveau, son voyage changea de chemin alors qu'elle retournait près de la chaise haute qu'elle avait occupé tout le long de l'histoire ravissante que les acteurs avaient fait vivre avec délice. Et son regard suivit ce trajet, se rappelant des meilleurs moments, cherchant le moment de fin... Mais rien. La scène était vide à présent, d'un vide désespérant, aussi sombre que le fond de son âme encore bien jeune.

Probablement était-il partit aider quelques artistes à ranger dans les coulisses... Voir même... Une grimace traversa le doux visage si fin de la grande duchesse. Probablement ne valait-il mieux pas pour elle de penser à cela... Et aussitôt disparut cette image de son esprit, bien que sa certitude résidait dans le fait qu'elle reviendrait se glisser insidieusement dans sa petite tête plus tard...

Ainsi, l'âme bien plus détruite encore qu'à l'arrivée, elle se redressa avec son éventail à la main pour rejoindre les escaliers qui menaient à la sortie de la loge. Plus personne, plus un bruit. Probablement étaient-ils déjà tous dans le hall, se préparant patiemment et avec un détail trop méticulleux que pour être honête à rentrer chez eux.

Un pas, deux pas... Avec un petit bruit reconnaissable entre mille annonçant les talons fins que toutes ces dames portaient, Rose s'appliqua à descendre les escaliers. Solitaire et perdue, en tout elle était la dernière. Même ici, dans les lumières tamisées par des voiles d'un rouge sanglant, elle était en retard par rapport à tous... Etais-ce normal ?

Un petit bruit de pas la sortit de ses pensées ténébreuses. Talons plats, probablement un homme de l'aristocratie s'attardant après l'avoir remarquée. Rien de bien différent de d'habitude. Que se dire de plus ? Tous lui tournaient autour dans le seul but d'avoir la richesse familiale par derrière. Quel amour fou... Rien de ce qu'elle pouvait lire dans ses livres.

Lentement, elle releva ses yeux, et ses pas se figèrent trois marches avant l'arrivée sur le tapis de velours rouge qui traversait le couloir étroit de marbre blanc. Aristocratie, certe... Mais loin d'être ce qu'elle imaginait.

- S... Si... Sir... ?

Un petit froncement de sourcil enfantin vint éclairer les yeux de la jeune fille alors qu'elle se rendait compte de sa propre bêtise à bégailler ainsi. Ce n'était que l'interêt d'un homme pour l'avis que les gens pouvaient donner sur sa pièce. Ce n'était pas ce qu'elle imaginait, naïve comme elle était. Bien sûr que non.

- Hum. Pardonnez-moi... L'émotion de la pièce, vous devez connaître cela...

Puis elle secoua la tête. Ce n'était pas ce qu'elle devait dire. Ce n'était pas elle. Trop de gens l'avaient dis avant elle, et ce n'était pas ce qu'à l'intérieur d'elle-même elle pensait, bien que la pièce en elle même l'ait séduit comme peut le faisaient.

- Permettez-moi... De vous offrir mes condoléances les plus sincères...

Telle était la vérité d'un coeur peut-être trop pur pour ce monde. Il y avait peut que le père Treevors était mort... Et dire que cette pièce était boulversante revenait à dire quelque chose de douloureux au fils de ce dernier, puisque c'était sa dernière oeuvre. En tout cas, telle était la façon de pensée de la radieuse jeune fille au coeur triste qui se tenait trois marche avant le sol, ses yeux troublés fixés à nouveau dans l'océan que représentaient ceux de son interlocuteur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William Treevors



Nombre de messages: 39
Age: 22
Date d'inscription: 09/10/2006

MessageSujet: Re: Tragédie théatrale (Réservé à William :D)   Ven 3 Nov - 9:06

[ben ton post il est très bien comme ça...C'est le plus long du sujet Very Happy ]

Perdu...Il se sentait perdu dans ce lieu où il avait pourtant passé toute son enfance, grandit, et placé toute sa confiance. Il était perdu parce que celle qu'il attendait n'arrivait pas. Il était perdu parce qu'il ne la voyait pas... Il la cherchait du regard. Etait-elle déjà partie? Etait-il si insignifiant pour elle qu'elle eu cherché à l'éviter? Non, il ne pouvait se résoudre à accepter cette conclusion...Il était quand même un cousin éloigné de la famille royale, ce n'était pas rien en cette époque. Non, il ne pouvait se résoudre qu'elle soit partie sans même un regard, sans même un mot gentil sur la pièce...

Soudain, il la vit, petite, frèle, mais majestueuse. Elle descendait doucement les escaliers, l'éventail à la main et les yeux baissés vers le sol. Elle était toujours là, elle était devant lui. Il se sentit alors complètement ridicule de l'avoir attendu tout seul à cet endroit. Pour qui allait-elle le prendre? Qu'est-ce qu'elle allait penser de lui? Ses joues s'empourprèrent légèrement. Il espérait que la douce jeune femme mette a sur le compte de la chaleur et du stress de la dernière représentaion de la dernière mise en scène de son défunt père.

Elle leva doucement les yeux, comme si elle avait peur de voir l'homme qui l'attendait, comme si elle avait peur de le voir. Il détourna un instant le regard, pour se donner une contenance. Elle ne devait pas pouvoir penser que c'était elle qu'il avait attendue après que tout le monde soit parti.

Elle était là. Il faisait mine de regarder les détails ciselé du murs. Détails qu'il connaissait depuis longtemps par coeur, mais il n'avait rien trouvé de mieux. Il entendit la voix de la jeune fille retentir, une petite voix toute frèle et toute tremblante...

"S... Si... Sir... ?"

William se retourna vers elle. Il ne put réprimer un sourire à la vue de tant de beauté. Ses yeux s'allumèrent d'une flamme qui s'éteignait petit à petit depuis qu'il avait quitté la scène, depuis qu'il avait quitté des yeux la belle demoiselle. Elle poursuivit sans même qu'il n'ait eu le temps de répondre...

- Hum. Pardonnez-moi... L'émotion de la pièce, vous devez connaître cela...

Il sentit une chaleur monter dans son ventre et dans sa gorge. Une boule se forma dans sa poitrine. Il aurait voulu lui répondre "oui", lui crier "oui", mais rien ne sortit. Il n'arrivait plus à prononcer un mot. La beauté de la jeune fille l'avait envouté, sa voix l'avait ensorcelé et il se sentait ô combien bête de ne pas savior lui répondre. Juste au moment où il prenait l'inspiration pour lui répondre, elle poursuivit sa phrase...

- Permettez-moi... De vous offrir mes condoléances les plus sincères...

Ses pensées se braquèrent sur le souvenir de son père. Le sourire béat qu'il avait se rapetissa et devint plus intérieur, plus profond. Il respectait plus que tout son père, pour le travail qu'il accomplissait chaque jour pour que son théâtre soit de la meilleure qualité possible. Il ne lui tenait pas rigueur du manque d'affection qui l'avait pourtant fortement touché pendant son enfance. Maintenant il comprenait. Il savait que c'était pour le bien de sa famille, mais lui, William, n'était pas comme ça. Il était tendre, passionné, rêveur, et conciliait le travail à toutes ces qualités, bien qu'elles fussent considérées par beaucoup comme des défauts.

Il se ressaisit et revint dans le monde réel, mais qui pour lui en ce moment était un monde de rêve. Elle était devant lui, elle lui parlait. Celle qu'il admirait tant...

"Je reçois vos condoléances avec tout mon coeur. Mais rien que le fait que le public soit là à la dernière représentation de sa dernière pièce a rempli mon coeur d'amour. C'était en effet pour lui, en sa mémoire, que j'ai continué de la faire jouer...Il aurait apprécié être dans la salle ce soir, entendre les applaudissements, ..."

Il marqua une pause. Il s'était laissé allé à dévoiler à la jeune femme ce qu'il ressentait, lui qui jamais ne se dévoilait vraiment. Ce n'était pas correct, c'était la première fois qu'il parlait à cette demoiselle...Il se sentait stupide d'avoir été aussi sincère. Pour qui allait-elle le prendre? Ses manières revenaient à celles d'un simple citoyen se confiant à sa muse... Il avait honte de s'être ainsi laissé allé.

Il leva la main en signe d'excuse.

"Veuillez m'excuser, je ne voudrais pas vous ennuyer avec ça... La pièce vous a-t-elle plue?"

Il avait repris son sourire confiant, mais au fond de lui, il tremblait de toute son âme. Il avait peur de faire une bétise, qui gâcherait tout ce qu'il avait jamais espéré... Il la regardait tendrement, elle, si pure et si belle, et lui, si maladroit...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Stuart



Nombre de messages: 51
Age: 19
Date d'inscription: 03/10/2006

MessageSujet: Re: Tragédie théatrale (Réservé à William :D)   Jeu 9 Nov - 10:01

La douce demoiselle baissa un peu les yeux juste après avoir effectués les trois derniers pas qui la séparait du bas de l'escalier, et donc, de son interlocuteur. Elle n'avait pas connu son père personnellement, ce qui n'avait rien d'étonnant vu la rancune que sa famille avait envers celle des Jones et donc, de leur parent. Mais elle ne pouvait s'empécher d'être triste...

D'autant plus triste de la réaction de William également. Comme elle aurait aimé qu'il continue à s'ouvrir à elle... Pouvoir apaiser ses souffrances, même si elle n'était pas un de ces Anges aux pouvoirs divins. A sa dernière question, elle releva des yeux brillants de ferveur et un léger sourire ravi s'afficha sur son visage.

- Bien sûr ! Elle était magnifique ! Comment ne pas être charmée par une telle histoire ? Si dure à vivre, une fin si triste... Tellement d'amour !

La jeune fille semblait avoir reprit de la vie à cette simple évocation, et son regard en disant en cet instant bien plus que ces paroles. Et quoi d'étonnant ? Cette pièce représentait l'amour interdit de deux jeunes personnes dont les familles étaient ennemies. Elle avait tout pour plaire, autant de tendresse, d'amour, que de tristesse et de haine.

Puis elle se sentir rougir. Et rebaissa les yeux, des yeux redevenus tristes... Pouvait-elle se permettre de s'enflammer autant alors que, quelques minutes à peine auparavant, le jeune homme s'était ouvert à elle au propos de la mort de son père ?

Non, c'était... Elle considérait cette réaction comme inhumaine et cruelle de sa part. Un petit mordillement de sa lèvre inférieure, dans une moue enfantine, vint parachever ce tableau de la honte d'elle-même qu'elle venait d'avoir.

- Ex... Excusez-moi...

De plus, se montrer autant émerveillée envers une pièce de théatre jouée par des 'Hommes'... Elle n'en avait pas le droit. C'était contraire aux règles de sa famille. Avait-elle fait déshonneur à celle-ci... ?

- Je crois qu'il était dans la salle et qu'il y sera toujours, quoiqu'il arrive.

Lentement, elle releva des yeux à la brillance rassurante, aussi douce que son sourire actuel. Voila qu'elle venait de retrouver son courage, et autant de son envie d'aider. Avant même que le jeune homme puisse parler, elle leva une délicate main gantée de blanc devant lui, un petit sourire de plus en plus doux sur son visage d'habitude si fermé.

- Il était ici... Je crois que ça lui a suffit à être fier... De vous, plus que du reste.

Lentement, elle avait tendu son bras blanc pour toucher du bout des doigts le torse de Mr. Treevors, à l'emplacement du coeur. Tout l'amour et la tendresse d'un coeur encore pur semblait provenir de ce seul geste...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William Treevors



Nombre de messages: 39
Age: 22
Date d'inscription: 09/10/2006

MessageSujet: Re: Tragédie théatrale (Réservé à William :D)   Ven 10 Nov - 9:25

William fut touché par la sincérité et par la fougue avec laquelle la jeune demoiselle avait répondu à sa question sur la pièce. Il aimait que le théâtre ait des répercussions sur la vie des gens, et pas seulement quand ils regardaient la pièce, il aimait sentir que cet art leur apportait une expérience nouvelle dans leur vie, à chaque représentation.

Il était d'autant plus touché que cette réponse, c'était elle qui l'avait donnée. Elle pour qui il se damnerait pour faire plaisir... Une boule de chaleur apparut dans sa gorge et il se sentit enflé d'énergie neuve et pure.

La jeune femme souriait, ses yeux brillaient... Que demander de plus en cet instant. Leurs regards se croisèrent l'espace d'un instant il vit dans le regard de Rose une lueur indscriptible et merveilleuse.

Puis, elle rabaissa les yeux et ses pomettes se teintèrent légèrement de rouge. Elle s'excusa. William était dérouté. De quoi s'excusait-elle? Il ne savait pas... Il ne voulait pas savoir. Il baissa aussi les yeux.

- Je crois qu'il était dans la salle et qu'il y sera toujours, quoiqu'il arrive.

Je souris doucement, relevant mes yeux vers son tendre visage. Cette jeune fille était le bien incarné. Il buvait toutes ses paroles et accueillaient celles-ci droit dans son coeur.

- Il était ici... Je crois que ça lui a suffit à être fier... De vous, plus que du reste.

Elle leva doucement sa main et posa doucement ses petits doigts sur le torax de William. Un contact. Avait-il osé espérer ce moment? Il ne se souvenait plus... Il ne se souvenait d'ailleurs plus de rien en ce moment. Il prenait, il profitait, oubliant tout le reste. Cette petite main posée sur lui lui faisait au moins autant d'effet que les applaudissements d'un public lorsqu'il état sur scène. Il se sentait fort, puissant, mais faible et totalement attendri en même temps.

Quelques secondes passèrent où ses yeux plongèrent dans ceux de la jeune fille. La parole n'était que superficielle en ce moment. Il lui disait tout par les yeux, livrait son coeur par son regard. Arriverait-elle à lire en lui?

Soudain, il se sentit gêné de rester ainsi à la regarder sans rien dire. Il ne voulait pas la mettre mal à l'aise. Il prit la petite main entre ses doigts et porta celle-ci à sa bouche, l'effleurant juste de ses lèvres. Quand il lâcha la main, ses yeux revinrent se plonger dans ceux de Rose. Un seul mot sortit de sa bouche à ce moment. Sa voix tremblait.

-Merci...

Il reprit sa main entre ses doigts, baissant les yeux vers celle-ci... Il n'était plus dans le monde réel, il était ailleurs. Dans un pays où les fées et les lutins faisait fleurir des fleurs en toute saison. Il vivait un rêve...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Tragédie théatrale (Réservé à William :D)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: La ville de Londres :: Le grand Théâtre-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet